Artistes interdisciplinaires, nous créons des oeuvres sensitives.

Ces oeuvres, tableaux, installations, spectacles, créations in-situ, sont des sculptures de matière lumineuse évolutive.

À travers différents dispositifs qui donnent volume et matérialité à la lumière, dont nous travaillons les mouvements et comportements dans le temps, nous créons des formes évanescentes se formant, déformant, reformant sans cesse, des paysages sensoriels, des univers sensibles fragiles et suggestifs, mystérieux et spirituels.

 

Le reportage de l’émission Champs Libre de TV7 ci-dessous présente notre travail et notre démarche :

 

 

Une poétique de la matière

Notre duo Les Baltazars naît en 2010. Après une pièce de poésie sonore froissement, nous déplaçons nos pratiques respectives (écriture poétique pour Aurélie Baltazar, composition sonore pour Pascal Baltazar) : nous investissons un nouveau médium, la lumière, pour une nouvelle situation, scénique,  et nous engageons dans une recherche plastique.

La lumière devient le centre de notre pratique. Ce changement de médium, ce “déplacement” vers de nouvelles matières immatérielles, nous semble évident.
Depuis lors, que ce soit avec différents matériaux (plastiques, visuels, sonores…), dans différentes situations de rencontre avec le public (spectacles, installations, objets d’art…) ou encore pour et avec différents contextes : scénique, d’exposition, in-situ, nous concevons toutes nos œuvres comme plastiques et sensorielles, comme poésie matérielle ou encore composition multi-sensorielle.

En parallèle de la lumière et jouant avec elle, nos matériaux de prédilection sont la brume ou la fumée, différents textiles ou matériaux translucides, ou encore les diverses matières dont peuvent être revêtus les murs ou cloisons auxquels viennent s’adosser certaines de nos oeuvres. 

 Nous travaillons nos oeuvres lumineuses comme des peintures de lumière ou tableaux de lumière, construisant une palette de couleurs, puis les juxtaposant ou mélangeant sur le support. Elles sont parfois fixes et nous cherchons comment l’oeil du spectateur peut en ressentir le mouvement, ou évolutives et nous cherchons alors à en travailler le rythme le plus finement possible.

De la même manière, nous travaillons nos sculptures de brume comme de fines orchestrations dans lesquelles la brume, la lumière, la couleur, le son sont autant d’instruments élaborant conjointement une lente narration sans mots.

À l’intérieur de ces scénographies ou dispositifs d’installation plastique, il s’agit pour nous d’animer la matière lumineuse afin de construire une dramaturgie de la sensation. L’exploration poussée des outils numériques de composition intermedia nous permet d’obtenir une précision d’écriture des mouvements des matières inanimées, que nous ne cessons d’affiner depuis les travaux scéniques jusqu’aux derniers tableaux de lumière, en passant par les installations et travaux in-situ.

Quel que soit le médium employé, il nous a toujours semblé important de dire une sensation tout en laissant entière la liberté de compréhension et d’interprétation du visiteur-spectateur, rejoignant par là le principe de double traduction de Jacques Rancière. Notre travail d’écriture de la matière consiste alors plus à ôter, retrancher, soustraire qu’à ajouter ou complexifier.